Contrairement au film Ratatouille où le rat est human-isé, ici l’humain (moi) est « rat-isé ».

En mars, en plein dans la haute saison de trainer 2019, je me suis dit que ce serait une bonne idée de participer à une étude à l’Université de Sherbrooke. Avec la saison qui approche à grands pas, j’aurai des tests pertinents pour savoir où j’en suis physiquement.

Cette étude porte sur l’hydratation à vélo. Boire et rouler, jusque-là ça semble plutôt bien… En fait le titre exact de l’étude est :

Performance d’ultra-endurance à vélo: impact des effets de boire selon sa soif vs. boire selon les recommandations actuelles.

« Ultra-endurance » signifie rouler 5h sur le trainer, oui 5h de trainer. Ces 5h sont suivies d’un effort maximal de 20km (contre-la-montre), toujours sur le trainer. Donc 5h30 environ…

Un bon test, relevé avec succès, pour nos cuissards SS Lacasse et la crème à chamois Frotti-Frotta.

Tout branché, on se promène avec un support à soluté pour l’essentiel de la journée.

On doit raser les avant-bras, la cuisse, le « chest » et le mollet pour y apposer des sondes thermiques.
On s’insère aussi une sonde rectale pour la température interne…
On prend des mesures de la vo2 avec le masque fatigant.
On prend des échantillons de sueur.
On doit manger plus de 15 gels.

L’effort se déroule en pièce chauffée, il y fait exactement la même température qu’à Tucson en Arizona.

Le soleil est simulé, ça grille, mais sans rayons UV donc zéro tans lines cycliste.

On y simule le vent avec des fans industrielles de la NASA à 100 décibels à 12 pouces de notre nez.

Après les 5h30 de trainer on se fait straper sur la chaise de torture dans le coin, la chaise pour générer des crampes… qui fonctionne à merveille!

Bien sûr on perd du sang. À l’effort, la patate pompe et ça gicle.

On termine avec des calories en moins, 8.5 BigMac de brulés et une longue sortie dans les pattes.

Au moins on se dit qu’avec notre météo ce printemps ça aurait été pire dehors…

… et on recommence le tout avec une hydratation différente !

J’ai maintenant beaucoup de respect pour les rats.

– Julien Gagné